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bandeau cabaret clandestin

L’immigration abordée de manière artistique et émouvante.

Le public n’ose même plus applaudir tant l’émotion est palpable.

 

Commencé d’une façon un peu hard par des extraits de Kurt Weil représentant l’époque "Berliner Theater" et l’ambiance de "Cabaret" de Minelli, les passages musicaux conduisent le public dans ce parcours de migrants à la recherche d’un monde meilleur.

 

"La danse macabre" de Saint Saëns illustre bien ce que va être la désillusion. Sur un fond sonore de vague avec des habits jetés çà et là, l’air de "Didon" de Purcell est particulièrement poignant. Au bout du chemin la violence, la prostitution avec l’Opéra de quatre sous puis cet air d’Aperghis soulignant bien la journée infernale pour gagner de quoi vivre.

 

Très subtile, cette émouvante berceuse de Manuel de Falla et attendrissant l’adolescent qui chante joyeusement "en sortant de l’école" de Prévert pour s’installer sous des parapluies précaires.

 

Deux pépites : l’air de l’étoile de Chabrier et le Youkali de Kurt Weil montrent bien l’intensité du rêve qui pousse les migrants sur ces routes en enrichissant des passeurs sans scrupule.

 

Dans un décor simple mais efficace, accompagnée par une pianiste très investie, qui fait aussi bien les chorus, la gouaille de cette merveilleuse chanteuse Sarah Lazerges présente une superbe palette sonore et interprète avec beaucoup de densité le choix subtil de ces mélodies.

 

Les deux artistes captent le public médusé et ému par cette représentation aussi bien théâtrale que musicale.

 

Cabaret clandestin est cette soirée mémorable dont on ne sort pas indifférent !

(Deux formules de ce spectacle possible)

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